Chaque artiste peut présenter une série de ses thèmes favoris à travers une exposition.L’exposition de Marie Hugo est présentée sous forme d’installation.

Lucien Clergue rencontre Picasso à Arles en 1953. Leur amitié durera jusqu’à sa mort en 1973 et lui permettra d’assister à des moments d’intimité privilégiée de la vie du peintre et de sa famille, chez lui à Cannes ou à Mougins, mais aussi à Arles ou à Nîmes.

Jean Cocteau invite Lucien Clergue sur le tournage du Testament d’Orphée en 1959. Ce film testament de Cocteau réunit de nombreux acteurs qui ont marqué le XXème siècle. Clergue offre le témoignage d’une époque fantastique grâce à l’amitié qui lie le poète et le photographe.

D’Arles à Nîmes, de l’Espagne au Mexique, Lucien Clergue est le témoin de plusieurs générations de toreros, depuis les années 50 jusqu’à aujourd’hui.

Lucien Clergue est le premier photographe à présenter une thèse en image, aucune écriture, si ce n’est celle de la lumière. Des plages de Camargue au désert de White Sands aux Etats Unis, le photographe traque inlassablement le mystère de l’infiniment petit et de l’infiniment grand.

Lucien Clergue habitait le même quartier que les gitans dans les années 50, la Roquette à Arles. Les enfants jouent dans la rue comme s’ils étaient chez eux. Le pèlerinage des Saintes Maries de la Mer réunit tous les gitans d’Europe. Le photographe se sent à l’aise et découvre José Reyes et Manitas de Plata, les grands parents des futurs Gypsy Kings. Il leur fera faire le tour du monde!

De la mer à la ville en passant par les déserts américains, Lucien Clergue met en scène le corps de la femme en le recouvrant d’écume telle Vénus née de la vague, elle épouse ainsi la nature entre minéral et végétal avant de se retrouver dans les villes modernes, seul élément de douceur dans la verticalité des tours new yorkaise.

Cette exposition est la genèse du travail de Lucien Clergue. Fortement marqué par la mort, Il nous dévoile le rapport de l’homme à la nature dont sa Camargue natale est le théâtre à travers le graphisme des marais, étangs, riz, maïs, vignes mais aussi charognes ou taureaux morts. Puis, la vie refait son apparition lorsqu’il décide de se consacrer au nu féminin pour pouvoir montrer ses photos à ses amis.

C’est l’histoire d’un silence, une promenade, une initiation des sens à travers une installation ou l’encre et l’eau se transforment en lumière.

Cocteau©Lucien Clergue
Niños gitans
Medusa©Marie Hugo
Langage des Sables©Lucien Clergue
Roseaux
Nu de la mer©Lucien Clergue
Le taureau des ombres, Nîmes, 2009